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Présidentielle 2017

On coupe le chon, et il re-Mélenchon  -  par PhilOGM

Donc, Jean-Luc Mélenchon a décidé qu'il était l'Homme Providentiel et Indispensable au Peuple pour l'élection Suprême de 2017...

J'apprécie cet homme politique, pour lequel j'ai "fait campagne" en 2012. Il a véritablement marqué la présidentielle 2012 par sa maîtrise de la parole, et sa sensibilité.

Malgré tout, dès cette campagne-là il faisait preuve d'une très grande indépendance vis à vis de celles et ceux qui l'avaient choisi comme représentant: leur avis n'était que très peu consulté. Ainsi, plusieurs choses m'avaient fait avalé de travers. Par exemple, en février 2012, Jean-Luc s'était réjoui de la vente (non encore définitive ceci-dit) de "Rafale" à l'Inde: quitte à ce que l'Inde achète des armes, autant qu'elles soient françaises, d'après lui.

De même, quelques mois plus tard (après la présidentielle), et sans aucune concertation - même, semble-t-il avec les militants de son propre parti-, il décidait d'une manifestation nationale à Paris, à laquelle je m'étais d'ailleurs senti obligé de participer, car un échec de cette manifestation aurait été catastrophique pour toutes celles et tous ceux qui se battaient contre la politique sarkozyste. Les militant-e-s de son parti courraient et essayaient de mettre en oeuvre chacune des décisions qu'il semblait parfois prendre sur un coup de tête.

Puis beaucoup des adhérent-e-s se sont détourné-e-s du Parti de Gauche en protestant, parfois violemment, contre l'absence de démocratie dans le parti et le diktat des baron-ne-s locaux.

Aujourd'hui c'est Mélenchon lui-même qui quitte le parti qu'il a créé, et qui, à mon avis, ne survivra pas à ce départ. Il part pour assumer son Destin National.

N'y aurait-il pas une contradiction?

Je cite un extrait de l'introduction au "projet" de la plateforme de campagne: 

"Je voudrais être le dernier président de la 5e République et rentrer chez moi sitôt qu’une Assemblée constituante, élue pour changer de fond en comble la Constitution, ait aboli la monarchie présidentielle et restauré le pouvoir de l’initiative populaire. La 6e République commencera et ce sera une refondation de la France elle-même."

Les institutions de la 5ème République sont donc à revoir. Je suis d'accord. Mais la démarche d'une présentation solitaire, façon "Homme Providentiel" qui porte la ligne juste et en prend le peuple à témoin est justement une caricature des travers et des méfaits de la constitution actuelle, et en particulier de son aspect monarchique. Pour quelqu'un qui prône une 6ème République, se comporter ainsi me semble complètement incohérent.

Je ne sais pas encore pour qui, et si je voterai au printemps 2017. Il est même possible que je vote une nouvelle fois pour Monsieur Mélenchon, si je n'ai pas d'autre choix. Mais franchement, sa campagne est partie sur une mauvaise base. Et si la base n'est pas solide, le château peut s'effondrer au moindre souffle de vent. Or, la période des tempêtes (financières, économiques, sociales, internationales, écologiques) pourrait bien arriver.

Je ne donne pas cher de la candidature du solitaire Mélenchon.


Le titre de ce billet est inspiré d'un tube de la campagne 2012, dont vous vous souvenez peut-être.

Donc, Jean-Luc Mélenchon a décidé qu'il était l'Homme Providentiel et Indispensable au Peuple pour l'élection Suprême de 2017...

J'apprécie cet homme politique, pour lequel j'ai "fait campagne" en 2012. Il a véritablement marqué la présidentielle 2012 par sa maîtrise de la parole, et sa sensibilité.

Malgré tout, dès cette campagne-là il faisait preuve d'une très grande indépendance vis à vis de celles et ceux qui l'avaient choisi comme représentant: leur avis n'était que très peu consulté. Ainsi, plusieurs choses m'avaient fait avalé de travers. Par exemple, en février 2012, Jean-Luc s'était réjoui de la vente (non encore définitive ceci-dit) de "Rafale" à l'Inde: quitte à ce que l'Inde achète des armes, autant qu'elles soient françaises, d'après lui.

De même, quelques mois plus tard (après la présidentielle), et sans aucune concertation - même, semble-t-il avec les militants de son propre parti-, il décidait d'une manifestation nationale à Paris, à laquelle je m'étais d'ailleurs senti obligé de participer, car un échec de cette manifestation aurait été catastrophique pour toutes celles et tous ceux qui se battaient contre la politique sarkozyste. Les militant-e-s de son parti courraient et essayaient de mettre en oeuvre chacune des décisions qu'il semblait parfois prendre sur un coup de tête.

Puis beaucoup des adhérent-e-s se sont détourné-e-s du Parti de Gauche en protestant, parfois violemment, contre l'absence de démocratie dans le parti et le diktat des baron-ne-s locaux.

Aujourd'hui c'est Mélenchon lui-même qui quitte le parti qu'il a créé, et qui, à mon avis, ne survivra pas à ce départ. Il part pour assumer son Destin National.

N'y aurait-il pas une contradiction?

Je cite un extrait de l'introduction au "projet" de la plateforme de campagne: 

"Je voudrais être le dernier président de la 5e République et rentrer chez moi sitôt qu’une Assemblée constituante, élue pour changer de fond en comble la Constitution, ait aboli la monarchie présidentielle et restauré le pouvoir de l’initiative populaire. La 6e République commencera et ce sera une refondation de la France elle-même."

Les institutions de la 5ème République sont donc à revoir. Je suis d'accord. Mais la démarche d'une présentation solitaire, façon "Homme Providentiel" qui porte la ligne juste et en prend le peuple à témoin est justement une caricature des travers et des méfaits de la constitution actuelle, et en particulier de son aspect monarchique. Pour quelqu'un qui prône une 6ème République, se comporter ainsi me semble complètement incohérent.

Je ne sais pas encore pour qui, et si je voterai au printemps 2017. Il est même possible que je vote une nouvelle fois pour Monsieur Mélenchon, si je n'ai pas d'autre choix. Mais franchement, sa campagne est partie sur une mauvaise base. Et si la base n'est pas solide, le château peut s'effondrer au moindre souffle de vent. Or, la période des tempêtes (financières, économiques, sociales, internationales, écologiques) pourrait bien arriver.

Je ne donne pas cher de la candidature du solitaire Mélenchon.


Le titre de ce billet est inspiré d'un tube de la campagne 2012, dont vous vous souvenez peut-être.

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Publié le 13/02/2016 º 19:41   Tous les billets   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut


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